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3 raisons fondamentales de faire du tourisme local!

Faire du tourisme n’est pas qu’un loisir comme on aurait pu planifier une tournée à Jacmel, au Cap-Haïtien ou tout simplement à l’étranger dans le but de se détendre. Le tourisme est un secteur de développement économique avec une grande portée culturelle. Il est une vitrine sur les valeurs d’un peuple. C’est pour cela que beaucoup de pays l’utilise pour valoriser leur culture aux yeux du monde et entre autres, pour une meilleure représentation de leur chez-soi. C’est d’autant plus une invitation à découvrir ce qui fait leur différence par rapport à d’autres contrées et contribue à en faire un espace d’attraction. En ce qui concerne Haïti, le secteur touristique est très peu exploité et ce, à tous égards. Pour principales conséquences, nous sommes très peu à comprendre les avantages énormes découlant de nos patrimoines et à porter un intérêt quelconque à l’exploration de notre espace géographique. En ce sens, voici trois (3) raisons pour lesquelles nous devons faire du tourisme local.

1. Faire du tourisme local permet de contribuer au développement de l’économie nationale.

Tous nos déplacements engendrent des frais, ce qui stimule par la même occasion plusieurs secteurs d’activités économiques comme le transport, le commerce et l’hôtellerie par exemple. Les dépenses du touriste sont une augmentation du système de revenu du marché formel ou informel. De la chambre d’hôtel louée, au restaurant où les plats sont commandés jusqu’aux produits artisanaux achetés. C’est encore cet argent qui circule d’une manière ou d’une autre à l’intérieur du pays. D’ailleurs, en Haïti, pour des retombées surtout économiques et au grand avantage du territoire national, le tourisme communautaire est l’une des variantes du tourisme que l’on doit s’intéresser de près. Certes, il faut tenir compte des impacts sociaux mais encourager la consommation locale est l’une des alternatives pouvant combattre la vulnérabilité des différentes localités, c’est-à-dire, du moins qu’on peut, de donner un certain pouvoir d’achat aux autres concitoyens du pays, ayant sans doute moins de revenus.

Se déplacer vers l’extérieur est synonyme d’une rentrée de fonds qui sera par la suite partagée de façon équitable à différents secteurs du pays en question pour sa mise en marche dans de nombreux domaines. Cela ne sous-entend pas pour autant que l’on doit se cloîtrer alors qu’on aurait pu soumettre ces goûts à des découvertes exotiques en dehors de son territoire, mais plutôt de s’assurer que ses virées locales n’ont pas que l’aspect du touriste avec la tête remplie d’excellentes images. Il est crucial de contribuer à l’épanouissement de ce secteur et l’une des meilleures façons de le faire est sans doute de supporter les productions nationales.

2. De se reconnecter aux valeurs traditionnelles:

Personne ne peut avoir de sentiment d’appartenance pour son pays sans connaître son histoire incluant ses richesses et ses patrimoines matériels ou immatériels. C’est l’un de nos plus grands défis, car faute de ne pas arriver à nous fondre dans notre véritable identité, on cultive sans le savoir et parfois avec beaucoup de fierté des habitudes étrangères qui nous éloignent de nos propres réalités. Comment se construire ? Comment progresser de manière durable quand on n’a aucun intérêt pour le pays dans lequel on vit ? Faire du tourisme local nous permet de faire notre propre révolution culturelle afin de mieux savoir où nous positionner. Comment mieux apprécier ce que nous avons et créer ensemble des opportunités qui resteront pour les générations futures. Voyager à travers le pays, c’est se donner la chance de comprendre et de manifester du respect à nos traditions et coutumes. C’est surtout être, agir et penser en accord aux membres de notre communauté suivant des principes communs.

Ainsi, on ne peut pas parler de nous autres haïtiens sans faire référence au karabela qui aujourd’hui par le phénomène de l’acculturation, certains d’entre nous tendent à penser qu’on est forcément un manbo ou un houngan si on le porte. Ce serait impensable de parler de nous sans faire allusion au tontonm, au riz blanc avec lalo ou riz collé avec légumes. Nos valeurs traditionnelles concernent autant nos couleurs, nos objets ancestraux que nos habitudes, notre littérature dont nos mythes, nos contes, nos proverbes et notre affinité au vodou. Faire du tourisme local, c’est refaire connaissance avec ces éléments culturels qui nous sont propres, de faire en sorte qu’ils ne s’éffritent pas mais plutôt de penser à des perspectives de perpétuation.

3. De mieux valoriser nos patrimoines:

Haïti est un pays aux grands et aux forts événements historiques. Où qu’on soit, sans l’ombre d’un doute, il y aura toujours un détail qui nous transportera dans le temps. Ainsi, nos sites culturels et touristiques racontent leurs propres histoires et chaque département est empreint d’une caractéristique particulière incluant une mode de vie et une gastronomie jouant un rôle déterminant dans l’ensemble de nos richesses culturelles. Par contre, pour les valoriser, il faut tout d’abord les connaître, ce qui prend en compte les contextes suivants:

a) Il est essentiel de comprendre leur importance dans notre culture car nos patrimoines nous permettent d’avoir une meilleure idée sur les évènements historiques phares de notre histoire.

b) Connaissant toute la portée de ce qu’ils valent, on peut les transformer en levier touristique de développement. Tous les pays font de leurs patrimoines un atout économique. Pourquoi ne pourrions-nous pas jouer sur les enjeux culturels afin d’attirer des étrangers par le biais des promotions?

c) Il convient d’éviter à tout prix les comportements qui les mettent en danger. Mis à part nos patrimoines culturels, nous avons des patrimoines naturels dont des cascades, des rivières, des chutes d’eau et des grottes qui sont menacées. Faute d’informations, les habitants des environs où ils se trouvent n’en prennent pas soin et les rabaissent même à des niveaux de maltraitances, ce qui leur font perdre leur côté esthétique. Nous avons pour devoir de préserver nos milieux naturels et de mettre en place tout un système de culture de protection de ces richesses. D’ailleurs, pour que d’autres aient envie de visiter le pays, il faut que nous puissions avant tout comprendre que nous avons un pouvoir énorme sur la survie de nos patrimoines et le choix entre les protéger et les respecter ou de vivre au milieu d’eux de manière exécrable.

En définitive, le tourisme possède plusieurs atouts. À nous de savoir comment en profiter au maximum de manière à bénéficier de toutes les possibilités qu’il offre.

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Nephtalie COLAS
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KREYÒL, YON LANG YON PÈP !

Pou lanmou lang manman nou kreyòl. Pou sila yo k ap batay pou ba l jarèt ! Li te ka sèlman yon mwayen pou di kichòy, yon fason pou lide nou fè chimen e menm pi bon fason pou layite nannan panse n. Li te ka tout siy ak senbòl ki manifeste langaj nou, ki kreye diferans ant pale n ak pale lòt kretyen vivan sou tè a. Menm jan an tou, li te ka limite avèk yon bann akò, règ gramatikal, yon latriye mo ki fòse nou fè yon itilizasyon òdinè e menm sipèfisyèl pou tante kenbe l vivan. Poutan, esans li depase tout detay ki senp. Li se vwa nou. Raj kap bouyi anndan n. Ansyen doulè nou yo ki makònen ak anvi pou n ret vivan. Yon fenomèn konplike ki donnen yon atachman solid, sa vle di youn nan pi gwo lyen ki kenbe nou konekte youn ak lòt. Se nan melanj plizyè varyete lang zansèt nou yo ak fransè kolon an, met sou li san viktim yo, dwa lavi ou lanmò sou yon bann inosan, dwa pou deside ki chatiman ki rezève pou swadizan peche yo fè, dwa pou deside nan plas yo sa kap bon pou yo, kreyòl la pran nesans. Se pa yon lang ki prezante kalite estetik sèlman pou etone moun, se yon mwayen rezistans ak rebelyon fas a yon sistèm kriminèl ki tap toupizi nou. San okenn chita pale, etranje yo enpoze gran paran nou yo yon desten. Nan anyen, yo pa ensilte entèlijans ak bon sans lè yo te deside bay lavi a yon lang yo tout ka manipile san difikilte, nan lide pou chape anba tretman pèsonn pa gen dwa enflije yon lòt, sou pretèks li pi plis pase l. Pale kreyòl se pale ak nanm nou, se pale ak emosyon okenn lòt lang p ap pèmèt nou. Se pale ak fason nou wè mond lan. Se pale ak konsyans nou, ak tout sa ki defini n. Se di byen fò kalte batay n ap mennen chak jou, se di byen fò tout sa n dwe ye, tout sa n vle ye. Kelkeswa kreyòl la, se menm koulwa limyè a, se menm fyète a, se menm fòs la ak menm lanmou an. N ap pale kreyòl pou prezève richès sila. N ap pale kreyòl pou konsève pati sa nan idantite n. N ap pale kreyòl pou n kontinye reziste fas a esklavaj lengwistik la ak sistèm k ap fè n konprann nou pi moun, pi prezantab, pi entèlijan si n eksprime n nan lang mouche blan an. N ap pale kreyòl nan non tout grandèt ki te batay pou nou, ki te kase chenn nan pye n, ki te ban nou libète pou n pale menm jan ak tout pèp nan yon lang ki pou nou, ki rele nou chè mèt, chè mètrès. N ap selebre l toupatou. N ap selebre l chak jou, nap selebre l tout jan. N ap selebre l ansanm. Se lang mizè nou. Se lang espwa n. Se sèl lang ki bann posiblite pou n di sa n panse san wout kwochi. Se yon lang ki chaje ak mizikalite e se alafwa yon pakèt tradisyon oral, eritaj onèt ak chay lavi nou. Se posiblite pou n reyenvante n e pwogrese chak jou pi plis. Se nou menm, sou yon lòt fòm!

Pour l’Histoire et la Mémoire Collective | Revenons sur les années noires du régime Duvalier pour éclairer le présent et dessiner l’avenir d’Haïti.

Dans une démarche citoyenne empreinte de devoir de mémoire, Le Paradis Haïtien (LPH), en collaboration avec la Fondation Devoir de Mémoire, a organisé une journée historique et culturelle de grande envergure. Intitulée « Journée de Mémoire et de Réflexion », cette initiative, placée sous le thème évocateur « Devoir de mémoire : revisiter les exactions et les actes barbares des Tontons Macoutes en Haïti », a ouvert un espace puissant de réflexion, de partage et de transmission intergénérationnelle. Une démarche essentielle pour que jamais ne s’effacent les sombres heures de la dictature. Le régime des Duvalier, qui a plongé Haïti dans près de 30 années de terreur, reste gravé dans la mémoire collective comme l’une des périodes les plus sanglantes de l’histoire nationale. De 1957 à 1986, de François "Papa Doc" Duvalier à son fils Jean-Claude "Bébé Doc", la nation a vécu sous le joug d’un pouvoir autoritaire, maintenu par la peur, les assassinats, la torture et les disparitions orchestrées par la milice des Tontons Macoutes. Le choix du lieu n’était pas anodin : le siège de la Fondation Devoir de Mémoire, à Pétion-Ville, un site lourd de symboles et chargé d’histoire, où les murs racontent encore les cris étouffés de centaines de victimes, issues de toutes les couches sociales. Plus d’une cinquantaine de jeunes participants ont ainsi pu découvrir ce pan tragique de l’histoire haïtienne à travers une visite guidée immersive, retraçant les atrocités perpétrées sous le régime des Duvalier, une mémoire douloureuse, mais indispensable. Moment fort de la journée : la projection du film-documentaire "Le Règne de l’impunité" du cinéaste engagé Arnold Antonin. Avec une force brute et une émotion palpable, le film dévoile les réalités brutales de la dictature, éveillant les consciences et alimentant des échanges passionnés autour de l’impunité persistante. La culture a également trouvé sa place au cœur de la commémoration. La musique des tambours de Youry Vixamar, vibrante et pénétrante, a donné le ton à des performances artistiques qui ont permis aux jeunes de s’exprimer librement, entre mémoire et création, entre douleur et espoir. On ne peut parler de cette époque sans évoquer les nombreuses voix étouffées. Des journalistes courageux, comme ceux du journal féministe L’Escale, ont payé de leur liberté leur engagement. Des lieux sinistres, tels que Fort Dimanche, rappellent encore aujourd’hui l’horreur d’un pouvoir sans pitié. Du Nord au Sud, dans chaque province, des familles portent encore le deuil de leurs disparus. Trente-neuf ans plus tard, alors qu’Haïti est à nouveau plongée dans une crise profonde, marquée par une insécurité extrême, des violences généralisées et une érosion des droits fondamentaux, ce devoir de mémoire prend tout son sens. Les rues se vident de vie, les cadavres s’amoncellent, et l’espoir semble s’éteindre un peu plus chaque jour. Par cette journée, Le Paradis Haïtien a voulu réveiller les consciences, surtout celle de la jeunesse, pour rappeler que le silence, l’oubli et l’inaction sont les plus grands alliés de l’oppression. Il s’agissait de rendre hommage aux résistants, à ceux qui ont payé de leur vie leur soif de liberté, mais aussi de lancer un appel à l’engagement, pour bâtir ensemble un avenir juste, solidaire et démocratique. Nou pa dwe bliye. Nou pa kapab bliye. Le Paradis Haïtien pa p bliye di Fondation Devoir de Mémoire Haiti, mèsi! Pou n leve tèt nou, fòk nou sonje. Pou n sonje, fòk nou aji ansanm!

L’art haïtien; beaucoup plus que de l’esthétique !

L’art est un facteur déterminant dans une culture. Il est un passage ouvert sur les évolutions, les réalités et les manifestations d’un peuple. De la peinture, la sculpture, la photographie à la musique, la danse, le théâtre, l’art a toujours quelque chose à communiquer, une émotion à faire passer, une situation à décrire, une réinterprétation à soumettre, une invention à concevoir. Aucun peuple ne vit en dehors d’une représentation artistique des valeurs. De cette façon, son importance redouble. Par contre, il est impossible de dissocier l’art de la culture, c’est pourquoi d’une part, l’art n’existe non pas seulement qu’à partir des créations des artistes mais aussi par la culture qui traduit nos croyances, nos habitudes et tout un ensemble de phénomènes sociaux qui nous caractérisent. L’art haïtien n’en est pas exempt, ce qui fait qu’au-delà de ses caractéristiques esthétiques, il représente beaucoup plus dans nos vies. L’art haïtien, au-delà des différentes tournures qu’il prend au quotidien est influencé en grande partie par nos traditions populaires. Si l’on prend en exemple Hector Hyppolite et André Pierre, deux peintres haïtiens et représentants du courant naïf, ils étaient inspirés par des entités dans le vodou. Du coup, leurs œuvres étaient à la fois l’expression la plus sacrée de leurs sentiments mais aussi d’un puissant imaginaire ancré dans la culture haïtienne. L’art haïtien entre dans les grands domaines de la vie quotidienne, se voit prêt à des dispositions sociales et des revendications politiques, culturelles, humanitaires et économiques. Ainsi dans la littérature haïtienne, on trouvera des textes comme "Sentaniz" de Maurice Sixto et "Zoune chez sa ninnaine" de Justin L’hérisson qui dénoncent la violence domestique. On ne saurait oublier Jacques Roumain avec son roman "Gouverneurs de la rosée" qui est le classique par excellence. C’est le livre de l’amour, de l’entraide, du courage et d’une invitation à nous rassembler pour travailler dans l’intérêt de la communauté. "Compère Général Soleil" de Jacques Stephen Alexis est un texte engagé qui ressort les réalités les plus sordides. Dans la musique entre autres, Manno Charlemagne et Toto Bissainthe sont des icônes parmi celles dignes d’être citées, qui chantent les injustices et les torts des grandes autorités. Quant à nos danses traditionnelles, elles traduisent l’expression de notre spiritualité. Il faut aussi souligner que l’art haïtien voit notre singularité, c’est-à-dire notre mode de vie en fonction de nos valeurs au quotidien, d’où notre créativité populaire qui se manifeste un peu partout; dans les décorations que l’on admire dans les autobus et les tap-tap, dans les cultes qui amènent à des dessins sur les murs des temples vodou. L’art recherche et a su trouver sa place dans les différents contextes et périodes de la vie haïtienne. Nos artistes expriment tout. Avez-vous déjà entendu des chansons rurales? La plupart d’entre elles expliquent le quotidien des paysans. Il arrive que celles des bandes de rara reprochent ou applaudissent les actions des habitants. Pour les haïtiens, l’art, dans quel qu’en soit sa manifestation est un moyen de survie et d’accroche primordiale. On ne pourrait s’en détacher car il nous aide à vivre, à supporter, à créer pour oublier des maux, à nous refaire une existence sensible et toute neuve mais surtout à partir vers une quête d’identité et d’un ensemble de symbolismes propres à nous-mêmes. Il interpénètre toutes les couches de la société haïtienne qui, à travers des chef-d’oeuvres aide à comprendre la société dans son intégralité, ce qui veut dire que c’est un grand livre où on peut lire notre histoire, qu’il s’agit de la période de la révolution haïtienne jusqu’à d’autres évènements phares. Dans ce miroir qu’est notre art, on voit nos loas, on découvre nos réflexions et intentions mais il permet à nous autres et aux étrangers de porter un autre regard sur ce l’on fait, ce qu’on propose, ce qu’on est ou ce qu’on a toujours voulu projeter. Il est clair que l’art est un lieu de mémoire et donc notre art est ce lieu où on peut puiser l’être haïtien même dans ce qu’il représente.

Teknoloji ak inovasyon se de (2) pami zouti ki kapab ede konstui ak ranfòse Naratif Ayisyen an

« Dekouvri, Konnen, Vann Ayiti », se yon emisyon odyovizyèl Le Paradis Haitien vini ak li nan sousi pou ede konstui pi byen ak ranfòse Naratif Ayisyen an ; ki se yon konsèp kominote sila a ki charye valè ayisyèn yo, yon tandans ki vini pou pote sipò nan konstui idantite nou kòm pèp. Asavwa yon peyi ki ekziste pou kapab defann, fè pwomosyon egalite ras moun ak ekite jan. Nan sans sa, emisyon sila a, se yon emisyon mansyèl ki vize chita pale avèk chak grenn aktè, pwofesyonèl an Ayiti ki ap evolye nan domèn (sektè) pa yo ; pou vin pale, diskite de li, epi wè kòman domèn (sektè) sa kapab ede pi byen konstui ak ranfòse Naratif Ayisyen an. Alòs premye nimewo emisyon sila a te fèt avèk Marc Alain Bourcicault ki se Fondatè ak PDG Banj ; ki t ap pale ak diskite de teknoloji ak inovasyon epi gade kijan de (2) zouti sa yo kapab patisipe nan konstui yon pi bon naratif sou Ayiti. « Anpil fwa lè moun ap defini Ayiti, yo defini l avèk yon pèsepsyon negatif : se yon peyi enstabilite, se koripsyon, se vyolans, se povrete. Men gen kèk moun tou lè y ap defini Ayiti yo fè referans avèk bèl montay, bèl peyizaj, bèl lanmè, bèl plaj men nou rete kwè Ayiti vo plis ke sa. » Se deklarasyon Gladimy JEAN, Fondatè / PDG Le Paradis Haitien ak prezantatè emisyon « Dekouvri, Konnen, Vann Ayiti » a. Selon li, emisyon sila a, se yon emisyon ki vini nan lide pou ede pi byen konstui ak ranfòse Naratif Ayisyen an. Pou PDG Le Paradis Haitien an, se parapò avèk istwa Ayiti ki gen anpil valè a ; mete sou kilti li ki chaje koulè, gastwonomi li, patrimàn li yo epi eritaj li ki te fè l sa l ye a. Men jounen jodi a, move naratif ki gen sou peyi a afekte vokasyon sa yo. Li souliye pi lwen se pou ansanm rezon sa yo, ki fè kominote sila a kwè se yon ijans pou patisipe nan ede chanje move naratif sa. Daprè li, se yon travay ki ap rive posib nan ede youn ak lòt konprann pi byen kiyès nou ye antanke pèp ki fyè, nan redefini tèt nou, ak redekouvri tèt nou. Gladimy JEAN, yon lòt kote souliye lè y ap pale de konstui yon pi bon Naratif sou Ayiti a, anpil fwa gen moun ki gen tandans lese responsabilite a sou do yon moun, yon ti gwoup moun oswa yon enstitisyon. Men selon li, ekip Le Paradis Haitien an rete kwè responsabilite sila a, se responsabilite tout moun, tout enstitisyon, tout gwoupman, nan patisipe nan konstui yon pi bon naratif sou Ayiti. Sou bò pa li Fondatè/PDG Banj la, Marc Alain BOURCICAULT, naratif la se yon eleman ki enpòtan pou li, ak pou tout istwa lavi li epi li te travay pou l te kreye moun li ye jounen jodi a. Li ale pi lwen pou l di « youn nan eleman ki te enpòtan pou mwen, se kijan mwen te kapab itilize rezo sosyo yo, kijan m te kapab konstui yon naratif . »

PAPJAZZ 2026, un espace de grande cohésion sociale porté par la culture et la musique

PAPJAZZ 2026, un espace de grande cohésion sociale porté par la culture et la musique Du 7 au 10 janvier 2026, Port-au-Prince a renoué avec son souffle créatif à l’occasion de la 19ᵉ édition du PAPJAZZ, le plus grand festival de jazz d’Haïti et l’un des rendez-vous culturels majeurs de la Caraïbe. Dans un contexte national éprouvé, le festival s’est affirmé comme un acte de foi artistique et citoyen, un espace de résistance symbolique où la musique, l’art et la rencontre ont repris leurs droits. Le PAPJAZZ n’a pas seulement eu lieu : il a réaffirmé la puissance de la culture comme langage commun, capable de rassembler, de rallumer les cœurs et de redonner à la ville le sens et l’importance de la cohésion sociale dans un environnement profondément multiculturel. Pendant quatre jours, le festival a transformé la capitale en un carrefour sonore et humain, où jazz contemporain, Kreyòl Jazz, musiques rasin, reggae, rara, soul et improvisations audacieuses ont dialogué sans frontières. Des artistes venus d’Haïti et de sa diaspora, d’Espagne, des États-Unis, de France, du Mexique et de La Réunion ont partagé la scène, affirmant le PAPJAZZ comme un espace de circulation des imaginaires créoles et afro-diasporiques. Les territoires se sont rencontrés par le rythme, et les langues, créole, Anglais et français, ont cohabité naturellement, sans hiérarchie ni dissonance, donnant corps à une cohésion sociale vécue. Cette édition a été marquée par un moment particulièrement fort : le retour sur scène, en Haïti, d’artistes ayant quitté le pays depuis de nombreuses années. La présence de BélO, d’Émilie Cadet, absente du territoire depuis plus de six ans, d’Eddy François et de bien d’autres a donné au PAPJAZZ une portée symbolique profonde. Le festival est ainsi devenu un espace de retrouvailles, un pont vivant entre Haïti et sa diaspora, rappelant que vivre en dehors du pays n’efface ni l’appartenance ni l’engagement affectif envers celui-ci. Ces retours ont suscité une émotion collective intense et ont renforcé l’idée qu’Haïti demeure un lieu de rassemblement possible, malgré les fractures. La richesse et la cohérence de la programmation ont accompagné cette dynamique fédératrice. Des performances lumineuses de Valérie Chane Tef aux prestations habitées de BélO, de l’énergie rasin de Pawòl Tanbou, Titi Congo et Eddy François aux explorations jazz-fusion de Deep Pockets, Zanmitay ou Studiofest Band, chaque soirée a proposé une traversée émotionnelle singulière. Les collaborations avec Alexa et Riva Précil ont ajouté une profondeur intime et spirituelle, rappelant que le jazz, au PAPJAZZ, est à la fois une musique et un langage de l’âme, capable de créer du lien au-delà des différences. Moment de mémoire et de recueillement, cette 19ᵉ édition a également rendu un hommage poignant à Dadou Pasquet et à Dieudonné Larose, figures chères à l’histoire musicale et culturelle haïtienne. À travers ces hommages, le festival a rappelé que la création s’enracine toujours dans la mémoire collective et que la cohésion sociale se nourrit aussi de la reconnaissance de celles et ceux qui ont ouvert la voie. Cette mémoire partagée a donné au festival une profondeur supplémentaire, reliant passé, présent et avenir dans un même élan. Au-delà des concerts, le PAPJAZZ 2026 a pleinement assumé sa mission de transmission et de formation. Masterclass, ateliers pédagogiques et rencontres, notamment celle animée par le guitariste mexicain Daniel Torres, ont témoigné de la volonté de la Fondation Haïti Jazz de renforcer les compétences locales et de préparer l’avenir musical du pays. Le festival s’est ainsi affirmé comme un espace d’apprentissage, de dialogue intergénérationnel et de valorisation du savoir artistique, contribuant durablement au tissu culturel et social. Cette dynamique de cohésion a été rendue possible grâce à une collaboration étroite entre la Fondation Haïti Jazz, ses partenaires et plusieurs représentations diplomatiques. Mme Ana Santos, chargée d’affaires à l’Ambassade d’Espagne en Haïti, a souligné que, malgré la situation difficile du pays et de Port-au-Prince, le festival a pu avoir lieu grâce à l’engagement collectif, ajoutant que le public nombreux et engagé témoigne de la force du PAPJAZZ. Mme Joanna Gomez Rodriguez, cheffe de mission adjointe de l’Ambassade du Mexique, a pour sa part salué l’énergie exceptionnelle du public, rappelant que ces soirées intenses donnent tout son sens au travail accompli. L’artiste BélO a exprimé avec émotion que le PAPJAZZ nourrit chaque jour l’espoir qu’il porte pour le changement en Haïti, un espoir qui, selon lui, ne se perd pas. Enfin, M. André François Giroux, Ambassadeur du Canada en Haïti, a affirmé la fierté de son pays de s’associer à un événement extraordinaire, réitérant sa foi en une Haïti libre, ouverte et prospère. Fidèle à sa vocation inclusive, le PAPJAZZ a réuni presque toutes les composantes de la société haïtienne : enfants et parents, artistes et professionnels, classes moyennes, acteurs culturels, artisans et créateurs. Musique, peinture, artisanat et échanges humains ont cohabité dans un même écosystème, renforcé par une démarche écoresponsable affirmée. En assurant la promotion et la couverture de l’événement, Le Paradis Haïtien a accompagné cette traversée artistique et humaine, captant images, voix et émotions pour nourrir un narratif haïtien fondé sur la dignité, la créativité et la beauté. Le PAPJAZZ 2026 restera ainsi comme une démonstration éclatante : malgré les épreuves, Haïti continue de se rassembler, de croire en elle-même et de dialoguer avec le monde par la musique, l’art et une cohésion sociale vivante et résolument tournée vers l’avenir.

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